Bombardement de Bruxelles, 1695, 2/4



Comme raconté précédemment, les troupes françaises arrivent à Bruxelles.

Mais c'est qu'on ne fait les choses n'importe comment, quand il s'agit de bombarder une ville, à l'époque; il existe une étiquette militaire, des usages et de la bonne conduite.

Et sans pour autant salir la mémoire du maréchal de Villeroy (ma clientèle touristique étant essentiellement française, restons donc de bon commerce), le moins que l'on puisse dire, c'est que son comportement est pour le moins paradoxal.

S'il respecte bien le principe de la guerre en dentelle, s'enquérant de l'emplacement où se situe la femme de Maximilien-Emmanuel de Bavière, afin de ne pas bombarder ce quartier de la ville, il n'en va pas de même en ce qui concerne le respect des usages purement militaires.

La coutume veut en effet que l'on ne bombarde une ville que pour s'en emparer et qu'on évite de toucher des civils, en s'attaquant tant que faire se peut aux seuls remparts et autres fortifications.

De tout cela, ce bon maréchal de Villeroy n'en a cure. Louis XIV a dit de bombarder, alors, il bombarde !

Trois jours durant ! Et à boulets rouges, s'il vous plaît.


Visite Bruxelles vous propose de découvrir Bruxelles comme vous ne l'avez jamais vue ! Sérieusement. Sans se prendre au sérieux. Avec Vincent Beckers, guide touristique et régional. Visite guidée Bruxelles
bombardement Bruxelles 1695 : à boulets rouges !

L'expression porte bien son nom, puisque tirer à boulets rouges signifie que ces derniers ont été chauffés ... à blanc, histoire de pouvoir mieux garantir un incendie ravageur, les maisons étant principalement en bois.

Le résultat est on ne peut plus atteint, côté français s'entend : ce ne sont pas moins de 5.000 bâtiments qui sont réduits en cendres. Et des dégâts estimés par les historiens actuels, à plus de 4 milliards d'euros !


Quant aux conséquences de ce bombardement, elles vous sont racontées dans le post suivant.