Incendie Grand-Place Bruxelles 3/4

Et donc Louis XIV est tout content !

Mais il n'en sera pas de même, ni en Europe, ni au sein même de son gouvernement.

Le bombardement de Bruxelles était purement et simplement gratuit. Sans aucun retour sur investissement, dirions-nous aujourd'hui.

Pas de mobile militaire, stratégique ou économique : une simple décharge d'adrénaline, un simple caprice royal !

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L'Europe est sous le choc.

Le pape condamne le fait : on ne détruit pas autant de bâtiments religieux, comme ça : cela ne se fait pas ! Les différents chefs d'Etat condamnent Louis XIV : il n'a pas respecté l'étiquette militaire et a créé un précédent. Les proches de Louis XIV se montrent sceptiques : cela n'avait aucune utilité, entend-on dire, dans les travées de Versailles.

Quand à l'Histoire, elle retiendra que la ville de Namur se rendra le 5 septembre 1695, moins de quinze jours après le ravage de Bruxelles !

Même Napoléon qualifiera plus tard le bombardement de Bruxelles de : "aussi barbare qu'inutile".

Ceci étant, les bruxellois, de toutes ces considérations, ils n'en n'ont cure !

La ville est dévastée et doit être reconstruite.

C'est alors qu'intervient le miracle bruxellois et moins de cinq ans plus tard, Bruxelles renaît de ses cendres et la Grand-Place est reconstruite, plus brillante et scintillante que jamais.

Il n'y a plus qu'à la visiter ensemble ...