... et pour ces jeunes filles bruxelloises ...

...et pour ces jeunes filles bruxelloises, une éducation légère, enfin, quand je dis légère, je ne pense pas à mal. Je veux dire par là, limitée à un peu de culture générale et une capacité à tenir leur rang dans la bonne société, à savoir être capable de gérer les tâches ménagères, savoir tricoter et broder.

Voilà le menu de l'éducation proposée dès 1625 aux petites bruxelloises, par les dames de Berlaymont, chanoinesses augustiniennes (de l'ordre de saint Augustin), établies à proximité de la cathédrale Sainte-Gudule. Vous signaler que les dames de Berlaymont s'entendaient bien avec les jésuites vous laisse comprendre à mi-mots les valeurs prônées et distillées dans l'établissement et le public auquel elles s'adressaient.

Les jeunes filles nobles et de bonne familles pouvaient aussi fréquenter les visitandines, de l'ordre de la Visitation Sainte-Marie. Elles étaient installées dans l'hôtel de Chimay depuis 1687.


couvent Notre-Dame Berlaymont, Bruxelles, visite guidée Bruxelles, Vincent Beckers
couvent Notre-Dame Berlaymont, Bruxelles

Et pour les pauvres ?

Trois ordres s'occupaient plus spécifiquement de la population ouvrière et pauvre.

La congrégation Notre-Dame venue s'installer à Bruxelles en 1638. Ces chanoinesses, augustiniennes elles aussi, se vouaient à l'éducation gratuite pour toutes les filles et ce, quelle que soit leur origine sociale. Cela n'était pas commun à l'époque, il faut le préciser.

Les jeunes filles ouvrières et d'artisans modestes pouvaient trouver chez les apostolines, source d'instruction. Les apostolines ne prononçaient pas de voeux et arrivent à Bruxelles en 1680.

On retrouvera aussi les pauvres chez les ursulines. Ces dernières prodiguaient aussi des soins aux malades et nécessiteux. Elles étaient installées à proximité de Notre-Dame de la Chapelle.


square des Ursulines, visite guidée Bruxelles, Vincent Beckers
square des Ursulines aujourd'hui : une toute autre ambiance !

Bref, vous l'avez compris, tout le monde pouvait trouver enseignement et éducation conformément à la bourse et au statut de ses parents.

Les choses ont-elles bien changé ? Tout est sans doute dans l'emploi de l'adverbe "bien".



Et les garçons dans tout ça ? C'est par ici.


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